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Voitures autonomes : Intel aurait un rôle important Intel met toutes les chances de son côté

Intel a perdu la guerre des processeurs mobiles. En achetant Mobileye, la firme américaine compte jouer un grand rôle sur le marché des voitures autonomes.

Smartphones et tablettes : Intel n’est plus dans le coup

Intel a largement dominé le marché des processeurs destinés aux ordinateurs. Toutefois, depuis quelques années, les ventes de PC continuent à décliner, car les clients se tournent plus vers les appareils mobiles : les smartphones et les tablettes. Sur ce créneau, on peut dire qu’Intel a raté la coche. Les principaux fabricants se nomment Qualcomm, Huawei, Samsung et Apple. Bien entendu, Intel a réalisé beaucoup d’efforts pour rattraper son retard. Pourtant, ses processeurs n’ont jamais réussi à rivaliser avec les Snapdragon de Qualcomm ou les puces série A de la marque à la pomme en termes de performance, d’efficacité ou de prix. Ses concurrents commencent même à empiéter sur ses platebandes, celles des serveurs utilisés par les entreprises, rognant ainsi sur ses marges. Ayant compris qu’elle n’a plus aucune chance, Intel se tourne vers un nouveau créneau porteur, celle des voitures autonomes. Sa stratégie s’appuie en grande partie sur l’achat de la firme israélienne, Mobileye.

Vers un avenir doré pour les voitures autonomes

La technologie de la conduite autonome commence à décoller et elle va jouer un rôle de locomotive pour le secteur automobile et celui du high-tech pour les années à venir. Apple, Google, Tesla ou encore BMW, les grandes entreprises mondiales investissent des milliards de dollars. La fin programmée des énergies fossiles, l’engouement des clients pour les voitures propres et l’enthousiasme engendré par les objets connectés font que le marché des voitures autonomes est estimé à plusieurs milliards de dollars. En seulement une décennie, les smartphones pèsent plus de 500 milliards de dollars par an. Les investisseurs espèrent une telle évolution pour les véhicules intelligents.

Le marché de la conduite autonome est encore ouvert

Actuellement, les grosses entreprises du secteur ne produisent pas encore en interne les nombreux composants destinés aux voitures autonomes. En effet, les caméras, les radars, les lidars, les capteurs, les processeurs, les logiciels et les contrôleurs proviennent d’une variété de fournisseurs. Certains fabricants, comme Tesla, ont démontré une aptitude à rassembler ces technologies de manière innovante et passionnante qui repoussent les limites de la technologie, du confort et de la loi. La firme américaine a ainsi annoncé qu’une fois le logiciel terminé, ses nouvelles voitures sont entièrement équipées pour la conduite autonome.

Le succès des voitures autonomes repose sur le partenariat

Tesla s’appuie sur le NVIDIA Drive PX 2 – un système informatique conçu spécialement pour la conduite autonome. La technologie exploite huit caméras, 12 capteurs à ultrasons et plusieurs radars. Pour construire cette technologie, NVIDIA s’est associé à Bosch, un fabricant de pièces automobiles. Certes le matériel nécessite encore quelques ajustements, mais il est bien plus performant qu’une technologie développée en interne par le constructeur.

Comparé au NVIDIA Drive PX 2 la première génération de pilote automatique de Tesla était plus simple, elle comprenait une seule caméra. Pourtant, elle parvenait déjà à faciliter les déplacements et effectuait une bonne estimation des distances.  Ce système a été conçu et construit conjointement avec Mobileye. Plus tard, la route des deux partenaires s’est séparée. Comme Tesla souhaitait exploiter plus de données, elle a fini par fabriquer elle-même son propre logiciel de conduite autonome.

Cette fois-ci, Intel est mieux armé

Les voitures autonomes utilisent plusieurs outils pour bien comprendre leur environnement. Les différents capteurs transmettent ainsi énormément de données à l’ordinateur central et elles doivent être traitées de manière précise, intelligente et rapide. La procédure requiert ainsi une puissance de calcul massive. Bien que l’efficacité énergétique soit appréciée, le pouvoir de traitement brut est plus important. Alors que les appareils mobiles ont besoin d’un processeur performant, les voitures autonomes demandent plus de robustesse. Justement, Intel s’est forgé une excellente réputation sur la solidité de ses processeurs.

Le deal à 15 milliards entre Mobileye et Intel réunit une entreprise reconnue dans le matériel et les logiciels de conduite autonome et un géant de la Silicon Valley qui possède les processeurs capables de les faire fonctionner et la puissance financière pour accélérer les recherches. Après plusieurs années de stabilité, le secteur de l’automobile pourrait être ébranlé par la révolution de l’autonomie et Intel place ses pions en vue d’y jouer un rôle majeur.

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